Brigitte Champetier de Ribes et Norma Hayes

B : Bonjour Norma, une étreinte à chacun d’entre vous, comme si nous étions en présence les uns des autres. Nous savons, avec ce qui est quantique et le on-line, qu’il n’y a pas de distance pour l’information, l’émotion arrive au même instant.

N : Peux-tu nous aider à comprendre un peu mieux pourquoi nous parlons de nouvelles constellations et de constellations quantiques ?

B : Au début, quand on demandait à BH comment s’expliquait la Constellation Familiale et ce qui lui permettait de fonctionner, il répondait « je ne sais pas, je vois juste le résultat ». Comme je le dis souvent, Bert est le dernier des grands empiristes.
Pour moi, la physique quantique est la seule chose qui explique le fonctionnement de la constellation, pour deux raisons essentielles. Il y en a d’autres, mais ces deux raisons sont que les constellations sont non locales et intemporelles. Non locales : on peut mettre un représentant de quelqu’un qui est à 10.000 km et ce sera exactement la même chose que s’il était à côté. Et intemporelle parce que nous représentons et assistons au passé comme au présent, sans aucune différence. Et ça, seule la physique quantique peut l’expliquer. Ensuite, le fait que le client par exemple dise une phrase, et dans l’instant elle atteint tous les représentants et les personnes qui ne participent pas à la constellation. L’information, le son arrivent. Ils n’arrivent pas à une vitesse supérieure à celle de la lumière. La physique quantique nous explique que l’information est une transmission instantanée et simultanée lorsque les éléments sont entrelacés, la physique quantique utilise même le terme « intriqués ». Les particules, les éléments reçoivent l’information au même instant, lorsqu’ils sont entrelacés. L’information de l’un atteint absolument tout le monde, tous ceux qui sont entrelacés. C’est donc pour nous une grande joie et un grand espoir, car nous ne savons pas combien de personnes sont liées à nous. Nous voyons et recevons des informations selon lesquelles d’innombrables personnes sont en lien avec nous.

N : Lorsque nous constellons notre système familial, nous sommes entrelacés avec un grand nombre de personnes sans distinction de temps, dans un temps présent, et c’est pourquoi cela guérit vers le passé et vers le futur ?

B : C’est vrai, étant intemporel, il y a cette chose inexplicable qui brise la chaîne habituelle de cause-effet-cause-effet. Soudain, il y a un saut quantique dans le passé, dans le présent, entre des personnes entrelacées qui n’ont apparemment rien à voir les unes avec les autres.

N : Comment un saut quantique se produit-il ? Parce que, si je comprends bien, lorsque deux pôles se rencontrent…

B : Oui. Une chose que Bert Hellinger a remarquée dès le début, observée, c’est que pour qu’une guérison ait lieu, il doit y avoir un rapprochement entre deux personnes, il doit y avoir une réconciliation entre deux personnes qui étaient auparavant séparées. Et nous savons que le saut quantique est produit par la réunion de deux semi-quantum, deux phases opposées en énergie. Cela crée un quantum complet, un saut énergétique. C’est ce que recherche une constellation, c’est réunir quelque chose qui a été séparé, c’est créer un saut évolutif par cette réconciliation, cette réunification.

J’ai utilisé le terme quantique sous différents aspects, en disant que dans notre être Adulte il y a un moi quantique, cette partie de l’adulte qui est capable de réconciliation, qui accepte tout et se réconcilie avec tout. Et elle choisit continuellement le présent, instant après instant. C’est ce que j’appelle habituellement le Soi quantique. C’est une partie de l’adulte, c’est la partie qui provoque les sauts quantiques. C’est ce qui provoque les changements et la guérison. Dans nos vies et dans celles des autres.
Puis j’ai remarqué dans les constellations que de temps en temps, lorsqu’une constellation était disposée et l’intrication se révélait, le représentant du client était totalement piégé par des personnes mortes, lui-même couché par terre, tout était très compliqué. Et justement dans ces constellations très compliquées, où il faut chercher le fil (de la solution) – et il viendra à nous grâce à notre guide – , lorsque le client regarde simplement où il est piégé, combien sa situation est difficile, la douleur qui transparaît à travers tout ce qui est là, il suffit qu’il dise « oui », juste « oui, je consens ». Et lorsqu’il décide d’acquiescer à son intrication, voire de renoncer à sortir d’elle… la guérison se produit. Sans rien faire d’autre, sans rien dire d’autre, sans faire ce que nous faisions avant, de guérir parties par parties.
Il suffit que le client voie ce qui est là, voie la douleur de son passé, de sa famille et le sien, et accepte, étant dans le oui, c’est déjà une réconciliation de lui-même avec ce qui lui échoit. Cela provoque le saut quantique, la constellation se transforme, sans que nous l’ayons touchée. Tout guérit.
C’est donc ce que j’ai voulu appeler Constellation Quantique, pour souligner qu’il ne s’agit pas de travailler sur chaque membre du passé, mais que c’est le client, depuis son présent, qui accepte que lui échoit ce qu’il voit. Et cet assentiment entraîne la guérison.

N : L’assentiment à ce qui est là est la pierre fondamentale pour ordonner ensuite les forces de l’amour. Car l’assentiment, dit le Dr Demartini, est la synthèse de deux perceptions. Et cet assentiment est l’amour.

B : C’est nécessairement de l’amour. C’est l’abandon de soi, c’est voir toute cette souffrance à partir de l’amour, et non de la victimisation. Je suis en vie, et mes ancêtres ont souffert de tout cela et me l’ont légué pour que je puisse en faire quelque chose. Pas pour que je continue à souffrir. Je décide donc d’accepter que c’est ce que je dois faire. Et je décide de choisir la vie, je choisis de faire ce que je peux avec elle, et d’en profiter.
C’est ce qui provoque le changement.
C’est précisément lorsque l’on choisit la vie, que l’on choisit de consentir, que toutes les autres forces de l’amour s’ordonnent. C’est vraiment la pierre angulaire sur laquelle s’organise toute la vie : acquiescer au présent, se rappeler qu’il n’y a que le présent.
Lorsqu’une personne accepte de renoncer à se plaindre du passé, à imiter ses ancêtres, même inconsciemment, ou à payer pour eux, et n’assume que son présent, alors le saut quantique a lieu. Parce que le quantum est le présent permanent, le présent qui inclut tout, si tant est que la personne renonce à être dans un passé qui n’existe plus.

N : C’est un travail intérieur très important, car parfois nous nous sentons infidèles à nos ancêtres. Je pense que c’est précisément ce que les ancêtres nous demandent, à nous qui en prenons conscience, de laisser le passé derrière nous.

B : C’est vrai. Laisser le passé derrière nous. Et que nous ne sommes responsables que de notre présent. Et que lorsque les vivants vivent, les morts meurent mieux. Ils finissent de mourir, ils finissent leur processus. Alors que si le vivant a un pied dans le présent et l’autre dans le passé, lié par la douleur, par la culpabilité, par la fidélité, cela entrave le processus de départ des morts.

N : Ici, nous pouvons également appliquer le concept que la décision individuelle d’aller vers la vie fait partie de la construction du destin collectif. C’est ainsi que les morts bénéficient également de la décision personnelle de chaque personne vivante.

B : Oui. Chacun a son propre processus.
Et l’on peut aussi dire que le dernier saut quantique que nous allons expérimenter dans la vie est le saut de la mort. Nous allons atteindre un autre niveau de vie. Mais pour cela, il faut que les autres cessent de s’accrocher, qu’ils nous laissent partir, que les vivants ne retiennent pas les morts dans leur nouveau processus. C’est apprendre à respecter le destin de chacun. Vivre mon destin, laisser partir les autres.

N : Dans ce moment que vit l’humanité, quel grand apprentissage c’est, pour ceux de nous qui comprennent cela, d’irradier cela, plutôt que de rester dans la consolation habituelle, d’aider les autres à comprendre que les morts partent mais restent… Comment le vois-tu ?

B : Une grande crise nous dit : changez maintenant ! Chaque fois que nous constellons la pandémie, le coronavirus, les victimes de la maladie, ce sont des personnes à qui l’on demande de laisser le passé derrière elles. Changez ! Arrêtez de vous répéter ! La vérité, c’est que pendant des années, nous nous sommes répétés, avec des bons effets ou avec notre adaptation, mais toujours à partir des mêmes pensées, du même paradigme. Et maintenant, il y a une urgence pour que tout le monde change, pour que tout le monde se connecte au présent, et seulement au présent, dans la dimension quantique.

N : C’est que toute l’éducation antérieure, la nôtre et celle d’autres générations, a été basée sur la rationalité pure. Et maintenant, depuis quelques années, un nouveau paradigme s’ouvre qui nous conduit à ces nouvelles compréhensions, qui nous aident à mieux vivre.

B : Et elles partent davantage du cœur, ce que nous avons également découvert, le cerveau du cœur. Et justement, ce cerveau du cœur amène la réconciliation. Le cœur ne veut pas de séparation. La dimension quantique est non-duelle, le quantique cherche l’unité. Il est en tout, cherchant continuellement à unir les phases opposées, permettant à chaque fois que des phases opposées dans la vie, dans la nature, se réunissent pour créer la vie. Maintenant, nous vivons davantage à partir de ce cœur qui cherche continuellement la réconciliation. L’ouverture à tous, n’est-ce pas ?

N : Et aussi de mourir, non pas de la mort définitive, mais de dire adieu à ce qui ne nous sert plus, et recevoir le nouveau que la vie nous offre.

B : C’est ça. Oublier le passé. Être dans le moment présent, et c’est sûrement la chose la plus difficile. Car dès que nous vivons un présent un peu agréable, nous voulons nous y accrocher et ne pas en sortir, nous fermant à ce qui vient.

N : J’utilise le mot « mourir » en toute conscience. Les gens ont très peur de la mort, et ils ne se rendent pas compte que nous mourons depuis que nous sommes nés. Les cellules meurent, d’autres cellules naissent en permanence pour maintenir la vie.

B : C’est mourir et renaître à quelque chose de nouveau, mourir et renaître continuellement. Alors la mort ultime, on le voit grâce aux constellations, c’est d’arriver à une autre dimension, ce n’est pas de disparaître.
Au Brésil, nous avons représenté lors d’une constellation, la mort, le corps, l’ADN, et l’énergie de la personne. Le corps s’est couché par terre, disparaissant, l’énergie de l’ADN est allée aux descendants avec une force extraordinaire ! L’ADN ne meurt pas, il est transmis avec une force extraordinaire. Et l’énergie a pris un autre chemin.
Il pourrait être intéressant de refaire cette constellation, et je vous invite à faire l’exercice, à ajouter l’âme et à voir ce qu’elle rejoint.

N : D’après ce que je comprends, l’âme est ce qui mûrit, évolue. Alors avec le langage du nouveau paradigme ?

B : C’est l’hologramme, que Piotr Gariaev a découvert. Le quantique s’explique par les champs morphogénétiques que Rupert Sheldrake a découverts, c’est-à-dire qu’il a émis la probabilité de leur existence, et le Dr Gariaev a découvert que ces champs morphogénétiques avaient une représentation physique qui est un hologramme. Chaque partie du corps émet le même hologramme et émet toujours l’image d’un être réalisé. C’est-à-dire un être intemporel qui existe depuis la conception, voire avant. Et il évolue en permanence car il intègre ce qui se passe dans notre propre vie et dans notre système familial. Et il continue à être l’être réalisé qui inclut tout. Et c’est ce qui sera ensuite transmis.

N : Je voudrais te demander de développer un peu plus ce qu’est l’hologramme et comment le langage peut produire des changements dans notre être.

B : L’hologramme a été découvert par ce scientifique russe grâce à sa vision quantique de la réalité. Lorsque les Américains ont décidé que l’ADN ne comportait que 2 % d’ADN actif, lié aux protéines, et que le reste était de l’ADN « poubelle », cette équipe russe a dit : Nous allons découvrir ce qu’il y a là. Ils ont dû utiliser une autre méthodologie. C’est par « hasard », comme cela arrive dans les grandes découvertes, qu’ils ont découvert un fait quantique, une ondulation, qu’ils ont appelé l’ADN ondulatoire. Ils ont vu que cet ADN est d’une part physique et d’autre part ondulatoire. Et ces 98% dirigent les 2%, et déterminent notre comportement, nos maladies…

L’important n’est donc pas les 2% mais les 98% qui dirigent ces 2%. Il leur a fallu beaucoup de temps pour découvrir quel était le langage, le code qui permet de déchiffrer les relations entre les deux groupes d’ADN. C’est intéressant, car dans les années 80 et 90, le Dr Gariaev avait découvert l’essence de l’hologramme, et ce n’est qu’au début des années 2000 qu’il a découvert qu’il y avait une partie du gène, difficile à percevoir, et que c’était là que le langage humain était codé. Et le langage humain est ce qui donne les ordres à ces 98% de l’ADN. Ce qui codifie l’ADN, c’est la parole, et chaque fois que nous parlons, c’est enregistré par notre ADN. Par conséquent, nous avons le pouvoir de guérir notre génome, nos gènes. Gariaev a fait des expériences spectaculaires avec le langage sur les malformations, la croissance des plantes, la guérison des maladies…

Je vais peut-être expliquer les aspects les plus transcendants de cet hologramme. Lorsque Gariaev découvre que l’image émise est toujours celle de l’être adulte, de l’être réalisé, qui assimile tout ce qui se passe, il nous emmène à un autre niveau, il nous emmène hors du temps, dans un instant présent qui intègre le passé, tout ce qui se passe continuellement, et qui intègre même le futur. Dans cet être réalisé se trouve notre être possible du futur. Mais il sera constitué de tous les pas que nous faisons, jour après jour, à chaque instant présent. Cela ne signifie pas qu’il y a un présent, un passé et un futur. C’est une représentation intellectuelle difficile à comprendre. Cela signifie qu’il n’y a que le présent, et cette image représente le présent permanent qui inclut tout, et laisse la liberté à l’être humain à chaque instant. C’est pourquoi ce n’est pas un avenir déterminé, c’est pourquoi l’être réalisé que montre l’hologramme n’est pas une figure figée, c’est une figure qui change avec chaque décision de la personne et avec chaque décision des membres de sa famille. Il intègre tout.

N : Juste ici, une personne demande : comment puis-je me débarrasser de la peur de l’avenir dans mon système familial ?

B : Qu’est-ce qui te fait peur dans le futur ? Mourir ? Il s’agit d’honorer le destin de chacun, d’être en paix avec ce qui est, de laisser aller tes attentes quant à ce que tu veux que tes enfants ou petits-enfants fassent. Chacun a un destin et une mission à remplir. Certains l’accomplissent et d’autres non. Cela fera partie de leur destin. Oui, nous pouvons alléger une grande partie du sort de nos descendants, avec la gratitude, libérer tout ce que nous retenons. De cette façon, nous allégeons leur avenir.

Ensuite, il y a un autre concept de Gariaev, l’antenne que tu as mentionnée auparavant. Lui et un autre scientifique ont découvert que la cellule a une structure physique d’antenne. Et que ces antennes sont orientées vers le cosmos. Nous pouvons le mettre en relation avec ce que nous savons de notre guide interne. C’est un mouvement cellulaire double, de binôme, oui-non-oui-oui, ou 0-1-0-1. Quelque chose que les scientifiques, il y a 200 ans, appelaient l’instinct de finalité des cellules, et c’est que les cellules ont deux mouvements de base, l’expansion/ l’avancée ou la contraction face au danger. Expansion-contraction. Et Gariaev pouvait voir la même chose dans les gènes, deux états : branché ou débranché. Et cela dépend de notre intention. Si je suis dans le oui adulte, pas dans la soumission, mais dans l’assentiment et la gratitude, ces antennes sont dirigées vers le cosmos, vers quelque chose de plus grand, vers plus de vie, vers l’amour. Vers l’amour en action. Si je suis dans le non, dans la peur, dans la plainte, dans la vengeance, l’antenne est déconnectée. Alors nous sommes perdus, nous ne pouvons pas être guidés si l’antenne n’est pas là. Mais l’antenne ne nous guide que si nous décidons de la laisser nous guider.

C’est un monde de paradoxes : si je m’abandonne, à partir de la gratitude et de la confiance, tout se transforme, tout change. Si je veux changer les choses, que je n’accepte pas ce qui est, rien ne change et tout empire. Notre monde, ce monde quantique, est un grand monde de paradoxes.
Ce n’est pas le monde de la cause et de l’effet, qui nous donnait un raisonnement très clair (bien sûr, ceci se produit parce que ceci et cela se sont produits avant…) Plus maintenant ! Maintenant, c’est l’amour et le fait d’être dans le présent qui provoque des changements, qui provoque l’arrivée de ces nouvelles possibilités qui s’écoulent en permanence. Et de temps en temps, nous nous ouvrons à l’une d’entre elles et cela provoque un changement inattendu, inespéré. Pour nous et tous ceux qui sont entrelacés à nous.

N : Ce n’est pas à l’extérieur de nous mais en nous, c’est notre biologie, notre organisme, nos ondes qui résonnent avec les autres personnes.

B : A cela, je pense qu’il est très utile d’ajouter ce que nous savons aujourd’hui des particules: les particules sont vides. Nous ne sommes pas de la matière, nous sommes de l’énergie. Toutes nos particules, nos gènes, ce que nous sommes, est rempli du vide créatif, il est rempli de cette autre dimension. Tout cela ne fait donc qu’un : notre hologramme, notre être est cette autre dimension, ou plutôt cette autre dimension est nous. C’est pourquoi notre hologramme ne disparaîtra jamais, il sera hérité par nos descendants. Nous sommes également présents dans l’hologramme de notre système familial. Nous avons toujours fait partie de l’ensemble.
Tout ce qui évolue a un champ morphogénétique qui le dirige, qui reçoit toutes les informations, et ce champ morphogénétique a une image qui est l’hologramme. Ainsi, l’univers et tout ce qui a été créé a aussi un hologramme, dès le moment du big-bang, et peut-être bien avant (mais intellectuellement nous devons être capables de le concevoir), chacun d’entre nous est déjà contenu dans l’hologramme de l’univers. Tout et tout le monde. Et de manière dynamique, en transformation continue. D’où notre grande liberté pour nous transformer, notre hologramme, celui de l’univers, et notre responsabilité, car nous sommes tous entrelacés. Donc, tout ce que je fais a des conséquences pour tout le monde.

N : Chaque pas que nous faisons nous connecte au centre, et le centre est l’amour. Nous venons de l’amour et nous allons vers l’amour. L’amour avec un grand A, pas l’amour-sentiment…

B : Oui, l’attitude d’amour, on peut dire, le mouvement d’amour, l’amour en action. Ce quelque chose de plus grand, que je ne veux pas définir parce que chacun a sa propre perception, (comme le dit Hellinger : chaque fois que nous mettons une image dessus, nous faisons une erreur), ce quelque chose de plus grand est action, est transformation, ce quelque chose de plus grand qui accompagne notre transformation collective. Nous vivons un amour en croissance qui va vers un amour réalisé en action. Peut-être que l’hologramme de l’univers réalisé est l’hologramme de l’Amour en action, en évolution, réalisé.

N : Quand tu parles de l’amour en action, ce n’est pas une chose intellectuelle, c’est une expérience. Je veux encourager les auditeurs qui l’entendent peut-être pour la première fois, à se connecter aux ateliers de constellations pour vivre cette expérience.

B : Oui, et aussi faire l’expérience de s’abandonner à quelque chose et voir très rapidement la transformation que votre abandon entraîne. Il est valable pour tout le monde de faire cette expérience, car personne ne sera convaincu par ce qui est dit. C’est une expérience à vivre. La réconciliation aussi. Se réconcilier avec quelqu’un, expérimenter ce qui change en moi et en l’autre personne, et d’autres transformations qui seront provoquées par cette réconciliation. Nous allons faire un bond en avant grâce à cela. Je vous encourage à vivre ces expériences parce qu’après on pourra en parler. Sinon on a l’impression que c’est quelque chose de fermé, d’ésotérique, une foi. Non. C’est quelque chose de très biologique, physique, une physique différente, mais physique.

N : C’est ce qui a changé en 100 ans. Avant, c’était ésotérique. Les choses étaient connues, Hellinger le savait parce qu’il était un esprit extraordinaire. Mais maintenant la science en parle, pour tous ceux qui doutent, voici ce que dit la science.

B : Je voudrais aussi que vous fassiez l’expérience du guide, ce mouvement cellulaire que j’appelle le guide, qui est une aide extraordinaire à chaque instant de notre vie, et que beaucoup de gens utilisent comme mouvement kinésiologique, ou comme un pendule physique. Voyez comment notre corps nous donne ces informations en permanence. Donc, apprenons à écouter nos cellules. Elles nous disent à chaque instant oui ou non, oui ou non. C’est une bénédiction, c’est un immense cadeau de pouvoir accéder aujourd’hui à un dialogue avec les cellules.

N : Chère Brigitte, nous savons que le temps n’existe pas mais ici il nous donne le pas !

B : Oui, sur ce plan-ci, dans nos vies, le temps existe pour que nous en soyons responsables, pour que nous voyons les conséquences de nos actions et de nos choix. Le temps nous oblige à faire continuellement des choix et à opérer des changements.

N : C’est pourquoi perdre du temps est grave !

B : Peut-être que pour finir nous pouvons faire une petite visualisation.

Nous voyons devant nous quelqu’un que nous avons oublié de remercier…
Alors, nous profitons de ce moment-ci pour lui dire merci…
Nous avons maintenant l’occasion de nous rattraper auprès de cette personne…
Et peut-être qu’une autre personne, que nous avions aussi oublié de remercier, se présentera à nous…
Et nous continuons à les remercier…
Non seulement des personnes, mais aussi des situations, des moments, des lieux que nous n’avions pas remerciés, se présentent à nous…
Et nous en profitons maintenant… en appréciant l’expansion de notre cœur chaque fois que nous remercions davantage…
Merci à tous, c’est vous qui nous permettez d’avoir ces entretiens.
Merci.