Exercice de méditation dirigée par Brigitte Champetier de Ribes

Je me rappelle une difficulté répétitive, un conflit ou un malaise qui surgit avec un collaborateur, un camarade, un voisin, un groupe, une situation.

Je me lève, une fois debout j’identifie ce malaise en moi, je le sens dans mon corps avec le plus de précision possible, jusqu’à pouvoir le nommer: colère, honte, impuissance, désespoir.
Je prends le temps de bien le sentir dans mon corps.
Et maintenant, je cesse de regarder la ou les personnes qui provoquent ce malaise.
Je m’aperçois que j’ai déjà ressenti la même chose en d’autres occasions; je me tourne vers le passé, vers mon enfance derrière moi.
Je vois qu’en effet, j’ai ressenti cela plusieurs fois déjà. Peut-être puis-je me souvenir d’une situation précise…
Je fais quelques pas vers mon enfance, le malaise persiste et a peut-être toujours été là. J’en prends conscience.
Je me rends compte maintenant que quelqu’un d’important pour moi m’a dit alors: «toi, comme moi».
Maintenant je peux voir à qui appartient ce malaise: mon père, ma mère, ma grand-mère, un frère aîné, un oncle…un grand de mon enfance.

Je vois cette personne qui est importante pour moi, avec ce malaise, et je commence à comprendre son passé, ses conflits, sa douleur.
Et je lui dis : je t’aime tant alors je t’ai imité. Et je t’ai dit  “moi comme toi”…
Maintenant, j’ai grandi, tu es toi et je suis moi; je vois ta douleur du passé, merci d’être comme tu es, merci d’être qui tu es.
Et maintenant, je te libère de moi et je choisis de vivre ma vie.

Maintenant, je reviens au moment présent et à cette personne actuelle qui me causait un malaise. J’observe le changement profond qui s’est produit en elle et en moi et je lui dis:
“toi pour toi, moi pour moi”,
“je suis moi et tu es toi”
“merci d’être comme tu es”,
“je te laisse à ta vie et je prends la mienne.”

Le conflit était un miroir de moi-même, et je peux lui dire: grâce à toi je viens de grandir….
Et j’avance vers ma vie.