S’abandonner à l’incertitude est une caractéristique de l’âge adulte. C’est accepter le présent tel qu’il se présente, en sachant que la prévision et le contrôle ne sont pas possibles, et surtout, qu’ils sont inutiles. Ils sont des freins, ils sont une résistance à la créativité de la vie qui nous guide tous vers l’évolution de notre destin collectif.
L’incertitude nous permet de nous dédier au service de la vie, en assumant notre responsabilité, sans contrôler le reste. Nous ne pouvons percevoir l’étape suivante que si nous sommes en accord avec le présent.
Ce que nous savons, c’est que tout est comme cela doit être, en mouvement au service de l’évolution.
La force d’amour de la compensation entre donner et recevoir est en permanence en action, individuellement et collectivement, rendant absolument imprévisible ce que sera le lendemain.
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J’appelle « Soi quantique » une facette de l’État adulte. Par définition, l’adulte vit dans le présent, accepte et intègre le passé tel qu’il était. Il ne décide pas, il s’écoule avec la vie, il agit. Il est responsable de ses pensées et donc de son avenir.
Le « Soi quantique » est cette partie de l’adulte qui observe tout avec respect et gratitude, en intégrant tout, le passé, le présent et le futur. Il unifie tout. C’est une force d’affirmation et d’union, qui transforme le duel en non-duel. Et ce faisant, il provoque un saut évolutif ou quantique, un saut vers une nouvelle possibilité, parfois l’ouverture vers une autre dimension. Passer du deux à l’un crée une nouvelle énergie, quelque chose de nouveau apparaît, la vie est transformée.
C’est une force spirituelle, l’état adulte est spirituel, c’est-à-dire qu’il nous relie à l’Amour pour tous, il fait vivre en nous Quelque chose de plus grand, d’une autre dimension, il est en concordance avec tout, il est réconciliation, et donc c’est une force de guérison.

Bert a expliqué que l’essence du mouvement de guérison des constellations vient du fait que deux éléments qui étaient auparavant séparés se réunissent. S’il y a réconciliation, il y a guérison. L’essence des constellations se trouve dans le soi quantique. Nous voyons ici l’Amour en action, réunissant ce qui était séparé.

Être dans le Soi quantique signifie avoir renoncé à la répétition du passé dans nos vies, en laissant tomber le drame de notre « enfant intérieur » du passé ou l’arrogance de l’imitation d’une personne plus âgée de notre enfance. C’est là que se cache notre ego, dans les replis du drame et de l’orgueil. L’adulte et son soi quantique ne sont guidés que par le présent, ils coulent avec la réalité présente, réalité visible et invisible ; dans cette fluidité, l’ego ne parvient pas à s’emparer de la personne, l’ego est étranger au présent, il n’existe que dans les résistances à l’ici et maintenant.

Selon le chercheur David WILCOCK, auteur de « The Source Field » (Ed. Arkano Books), “le Champ Source est une force énergétique vivante, qui soutient le Cosmos et guide soigneusement notre destin. C’est la clé maîtresse, c’est une énergie aux caractéristiques fluidiques qui produit finalement l’espace, le temps, la matière, l’énergie, la biologie et la conscience ».
Le Champ Source est assimilé au champ quantique de tous les ordres possibles et implicites de David Bohm. La représentation de ce champ Source est d’un grand pouvoir de transformation dans les constellations.

5. Découvertes scientifiques sur l’ADN holographique

Les découvertes des physiciens et des biologistes, notamment du russe Piotr Gariaev dans les années 1990, apportent un éclairage nouveau sur notre réalité humaine et sa possibilité d’épanouissement. Pour mieux comprendre l’importance de l’ADN, consultez les liens y relatifs sur le site https://constelfam.com/livres-et-liens/ – https://www.ether-zome.fr/ladn-et-la-fractale.

P. Gariaev découvre qu’une partie de l’ADN est non duelle : une partie de l’ADN est une particule, une molécule, une autre partie est une onde. Il découvre également que les gènes ont une structure d’antenne : ils sont composés de cristaux liquides, qui peuvent diriger le gène vers le cosmos (dixit Gariaev).
D’autres aspects des découvertes de Gariaev sont l’organisation fractale de la vie, la linguistique de l’ADN et la présence de trous de ver qui nous permettent de communiquer instantanément en dehors de l’espace/temps.
Revenons maintenant sur ces découvertes et les conséquences qu’elles ont sur notre réalité, notre philosophie et notre pratique des constellations familiales.

– ADN holographique ou ondulatoire

L’ADN moléculaire, 1,3% de tout l’ADN, a été étudié dans le cadre de la recherche internationale sur le génome humain (USA 1990), comme étant responsable du codage des protéines et des enzymes qui déterminent la vie concrète de chaque individu.
Les 98,7 % restants, qualifiés d’ADN poubelle, constituent la partie « onde » ou quantique, qui crée l’information, la reçoit de son environnement, la transforme et la transmet à la fois aux gènes « codant pour les protéines » et à leur environnement. Il s’agit du fameux champ morphogénétique défini par Rupert Sheldrake.
Cet ADN ondulatoire composé de photons émet une lumière qu’ils ont pu capter, découvrant ainsi que l’ADN est projeté en hologramme dans et autour du corps. Hologramme signifie que chaque partie de l’individu émet l’information complète, c’est-à-dire l’image de la totalité de cet individu.

Par exemple, l’œuf d’une salamandre émet l’image de la salamandre adulte, l’embryon humain projette l’image du futur individu adulte réalisé, même s’il ne vit pas plus de quelques mois.
Chaque cellule a son hologramme. Chaque processus d’évolution émet un hologramme.
L’hologramme est le double énergétique qui dirige l’évolution d’un élément vers sa pleine réalisation au service de la vie. L’hologramme génétique précède la personne de chair et de sang, lui indique comment atteindre la réalisation. L’hologramme est exactement ce que Sheldrake a décrit comme le champ morphogénétique, le champ qui oriente chacun vers son développement.

L’hologramme de chaque cellule informe la cellule sur la manière d’atteindre sa conception adulte, sur la manière d’atteindre sa mission au service de l’organisme de la personne.

Dans les constellations, nous pouvons observer que l’hologramme (image de l’être réalisé) peut être divisé en deux sous-champs, en deux représentants, l’un derrière la personne, informant et intégrant tout, et l’autre devant la personne, comme un attracteur vers la réalisation.

Notre guide cellulaire, ou musculaire, a pour tâche de nous orienter et de nous réorienter dans notre hologramme vers ce que notre système familial attend de nous.
L’hologramme n’est pas tridimensionnel, il n’est pas affecté par la dimension temporelle, il est présent en permanence. Cela a une signification transcendante : l’hologramme appartient à une autre dimension, sa vibration est plus subtile que ce que nos organes de perception peuvent appréhender. Il fait partie d’un « espace » qui imprègne et baigne notre univers tridimensionnel.
Il y a un échange incessant entre l’individu et son hologramme : à chaque seconde, l’hologramme assimile tout ce que la personne vit , tout en continuant à l’informer sur le chemin de sa réalisation.

L’ADN holographique de l’être humain contient toute son histoire : son système familial avec la force des hologrammes de tous les ancêtres qui culminent progressivement dans leur passage vers la mort, ainsi que toutes les tragédies et les drames non intégrés, avec toutes les exclusions, les loyautés systémiques, les intrications, les remplacements ou les identifications qui ont échu à cette personne. Il inclut l’enfance vécue, avec ses mandats, ses promesses précoces et ses décisions de scénario de vie. Il incorpore tout l’héritage de cette personne et tout ce qu’elle a vécu au fil du temps.
Et il métabolise tout, aussi grave ou horrible que se fut, par les forces de l’amour. Il expérimente tout, la douleur, la peur, la colère et assimile tout.

Je me suis demandé d’où venaient les Forces de l’Amour. Maintenant nous le savons, ils vivent dans notre ADN quantique, ils en sont le moteur. Lorsque nous nous connectons à notre hologramme, les Forces de l’Amour nous inondent.
L’hologramme voit tout tel que c’est, il est dans l’assentiment et l’abandon, il est la Force de Vie, embrassant tout avec compassion.
L’ADN contient toutes les informations des ancêtres depuis le début de la vie, et n’a pas de fin : l’ADN est immortel….
Il se transmet d’une génération à l’autre, s’enrichit à chaque génération et grandit par les informations qu’il échange de manière quantique, c’est-à-dire au-delà des dimensions du temps et de l’espace.
Il informe la personne. Cependant, ce n’est pas son guide, le guide intérieur est une autre énergie que nous verrons un peu plus tard. L’ADN ondulatoire informe la personne sur la manière de vivre les situations à partir des forces de l’amour, sur la manière d’être dans l’assentiment à tout avec compassion, sur la manière d’atteindre sa réalisation adulte, quoi qu’il arrive.

Lorsque nous sommes dans l’Adulte, dans l’abandon, dans la gratitude, nous fusionnons avec notre image holographique. Et là, nous recevons son extraordinaire pouvoir de compassion.
Cependant, nous ne pouvons pas le percevoir, car nous ne sommes pas dans les mêmes dimensions, sauf dans les situations où nous acquiesçons à Quelque chose de plus grand.
Nous pouvons pressentir que c’est Quelque chose de plus grand, d’une autre dimension, individualisé dans chaque être humain. Que c’est la grande Conscience créatrice, le Vide créateur, incarné dans chaque individu tridimensionnel et présent à travers l’hologramme bidimensionnel.
Ces découvertes nous rapprochent de quelque chose d’incroyable : nous pourrions être la grande conscience créatrice ; nous pourrions en être un fragment, individualisé, projeté dans cet univers spatio-temporel.

Au moment de la mort, l’ADN est transmis, aussi loin que le défunt pouvait aller. S’il était en harmonie avec sa vie, quoiqu’il ait vécu, l’ADN quantique sera transmis aux descendants dans toute sa magnificence, tout en dons et avantages.
Au contraire, si la personne meurt avec quelque chose d’important non intégré, ce qui pèsera sur les descendants sera l’ADN moléculaire (les 1,3% codant pour les protéines) et la situation dans laquelle une des Forces de l’Amour a été transgressée. Jusqu’à ce qu’un descendant, avec son amour, aide la personne décédée à finir de mourir et à reposer en paix. À partir de ce moment, l’ADN holographique de la personne décédée reprend tout son rayonnement et sa force de compassion, devenant ainsi l’héritage des descendants.

Une notion intéressante pour les constellations est la suivante : il peut arriver que l’ADN fantôme d’un ancêtre exclu s’unisse temporairement à nous. C’est l’origine des intrications : nous sommes intriqués avec une personne morte incomplètement, nous faisons un avec lui.
Lui nous dit « Toi pour moi », ou nous lui disons « Moi pour toi ».

Les gènes ont une structure d’antenne

Les gènes ont une structure d’antenne, une antenne qui oriente le gène vers le cosmos. Le cosmos, tel que nous pouvons l’expérimenter dans les constellations, est tout ce qui existe, la destinée collective, l’évolution de ce qui existe, le champ Source ou champ quantique, d’autres dimensions et quelque chose de plus grand.

Le champ Source serait le double, antérieur ou générateur, de tout ce qui existe, le champ immense de toutes les ondes de possibilités, le champ des ordres implicites de David Bohm, ordres qui guident l’ordre explicite, la réalité matérialisée dans la dimension espace-temps. Ils parlent de « l’écume quantique » pour décrire le champ Source et le mouvement des vagues de possibilités qui surgissent et disparaissent, jusqu’à ce qu’elles puissent s’effondrer et devenir réalité. Vagues de nouvelles possibilités, créant un nouveau présent, ou vagues de probabilités répétant le passé.

L’antenne oriente l’ADN quantique soit vers le nouveau, soit vers le passé, c’est-à-dire vers les nouvelles possibilités ou vers les probabilités de répétition.

Lorsque la personne est dans le présent, dans le Oui ou dans la réconciliation, c’est-à-dire en accord avec son hologramme ondulatoire, l’antenne est orientée vers le nouveau, vers les ondes de possibilité ; plus précisément, vers le champ de nouvelles possibilités qui correspondent à cette personne, au sein du Champ Source de tous les possibles.

Lorsque la personne n’est pas dans l’adulte, ni dans l’assentiment, lorsqu’elle suit une polarité, son antenne est orientée vers le passé, vers le champ des ondes de probabilité de répétition qui lui correspond dans le Champ Source, jusqu’à ce qu’elle heurte une de ces ondes de probabilité et la fasse s’effondrer.

Des expériences de neurobiologie, réalisées en 2002 en Pennsylvanie, révèlent que dans les trois secondes qui suivent une pensée incohérente ou malhonnête , le cerveau active des zones de stress qui, à la longue, sont à l’origine de maladies physiques.
On nous parle ici, d’une autre manière, de cette même antenne et de ce que nous appelons la guidance interne, ou signal cellulaire : avant de commencer à parler ou à faire quelque chose qui n’est pas cohérent pour la personne (bien que cela puisse être cohérent pour l’environnement), alors qu’il ne s’agit encore que d’une question d’intention ou de pensée, l’organisme réagit et avertit la personne par des signaux de stress et de malaise, qu’elle est en train de prendre un mauvais chemin.
Notre orientation interne, c’est-à-dire notre antenne, est binaire. Elle nous avertit physiologiquement si nous allons ou non dans la direction que notre hologramme veut nous faire prendre. Pensée cohérente ou incohérente avec notre destin ou notre mission.

Il est intéressant de noter une autre observation de l’étude de Pennsylvanie : lorsqu’une personne s’habitue à être incohérente avec elle-même, les signaux de stress deviennent de plus en plus faibles, jusqu’à disparaître complètement. C’est une explication possible du fait que la plupart des gens ne perçoivent pas leur guidance intérieure.
Bert nous avait déjà parlé de cette antenne, il disait qu’il n’y a que deux mouvements dans la vie: vers la vie ou vers la mort . C’est le même mouvement de l’antenne de nos gènes, causé par nos décisions, nos pensées et nos attitudes, vers le champ du passé et de la mort, ou vers celui du présent, de la vie et du nouveau.

L’ADN holographique accepte et assume, avec patience et compassion, la position de la personne, en s’abandonnant aux conséquences de son attitude. Nous observons dans les constellations comment cet hologramme reste connecté à la vie et aux Forces de l’Amour, attendant que la personne se rectifie et s’ouvre à la compassion. L’hologramme attend avec amour la personne, attend sa réalisation et lui donne son temps. Parfois, nous constatons que la personne est allée trop loin dans son rejet de la vie et qu’elle n’a pas la force de lâcher son ego et de changer de direction. C’est alors à ses descendants de compenser, par leur amour pour la vie telle qu’elle est, ce qui est resté inachevé par l’ancêtre.

L’existence de cette antenne dans chaque gène nous parle de libre arbitre, de la décision personnelle de chacun d’entre nous de s’orienter dans une direction ou une autre.
Simultanément, elle parle de la compassion de Quelque chose de plus grand, et de l’hologramme génétique, qui accepte que chacun est tel qu’il est, attendant chacun au niveau d’amour où il se trouve.

6. Conséquences pour la constellation et dans la vie

Accepter l’incertitude, l’imprévisibilité de l’avenir, va de pair avec la confiance en quelque chose de plus grand, avec l’acceptation et le respect de tout ce qui est tel que c’est, et avec notre dévouement au service du destin collectif. Comme l’affirmait Bert (2009) et comme nous le constatons chaque jour, c’est de là que viennent les miracles.

L’empirisme de Bert Hellinger, totalement dévoué aux révélations de la phénoménologie, se confirme progressivement à partir du quantum : nous sommes guidés par une autre dimension, où seul l’Amour existe.
En introduisant ces nouvelles informations dans les constellations et dans notre vie quotidienne, nous intensifions les changements et les sauts quantiques, la résonance de l’amour s’étend davantage, nous nous donnons à ces hologrammes, le nôtre, celui de notre famille, de notre pays, de notre destin collectif, dans lesquels nous pouvons expérimenter la présence même de quelque chose de plus grand et l’approche d’autres dimensions.