Formation internationale Hellinger Sciencia, Mexique, mars 2009

Les formations sont-elles suffisantes pour travailler ou faut-il suivre d’autres formations encore ?

Une phrase étrange qui va au-delà de ta question : « Avec la naissance, la vie n’est pas encore terminée ».

Tous les mouvements de l’esprit que nous pouvons percevoir et vivre sont des mouvements de vie… mais… si je laisse ta question avoir un effet sur moi, dans quel mouvement te trouvais-tu ? Tu te trouvais dans un mouvement qui a une fin, et c’est un mouvement de mort.

Je te souhaite le meilleur.

Qu’est-ce que le mal ? Que se passe-t-il avec le mal ?

Le cœur ne connaît pas de différenciation ; si nous sommes emportés par un mouvement du cœur, il n’y a pas de différences ; Sophie, aujourd’hui, lorsqu’elle a fait l’exercice de perception, nous a fait vivre une expérience : si nous sommes face à quelqu’un et que nous le regardons dans les yeux, sans aucun sentiment, ni de rejet, ni de don, cette personne est simplement présente ; alors nous voyons sur son visage le visage divin.

Dans les mouvements du cœur, il n’y a pas cette distinction entre le bien et le mal ; cela ne se trouve que dans nos pensées.

Nous limitons cette différence entre le bien et le mal à cette seule vie. Et ce que nous percevons dans cette vie de notre propre vie et de celle des autres n’est qu’une petite partie d’un mouvement intense qui, à la fin, dépasse cette distinction, car le mouvement de l’esprit réunit à nouveau ce qui était séparé.

Que signifie être séparé ?

Être séparé ici signifie : « Je suis le bon et tu es le mauvais ». Mais nous pouvons maintenant dépasser cette distinction si nous restons dans notre cœur.

Le processus qui consiste à dépasser le mal commence dans notre âme, au moment où moi, en tant que mauvais, j’arrive à m’aimer. À ce moment-là, j’atteins l’unité grâce à un mouvement qui dépasse cette distinction.

Certains de vous regardent maintenant avec étonnement ! C’est mystique, c’est-à-dire que dans ce mouvement, j’atteins l’unité avec un mouvement qui dépasse cette différenciation. Que dis-je à quelque chose de mauvais ? « Toi et moi, nous deux ».

Qui est le plus humain ? Un homme bon ou un homme mauvais ?

Deux questions. Deux questions signifient toujours aucune question.

Imagine que tu rencontres la mort et que tu lui dis « j’ai deux questions ». Je t’en ai dit plus que tu ne le mérites !
Je vais te donner une réponse que je ne sais pas si tu pourras la supporter : « disparais ». C’est ce que j’aurais dit à la mort. Où dois-tu disparaître ? Disparaître finalement vers la vie. Car à présent, tu vis avec les morts.

Comment savoir si je constelle mes ancêtres ou moi-même dans une vie antérieure ?

Tu ne peux pas le savoir, tout comme je ne pouvais pas le savoir aujourd’hui. Lors de la première constellation, j’ai placé une représentante pour la cliente et j’ai soudainement su quel était le pas suivant, et cela m’a été donné à cet instant précis.

Quelles sont les implications de l’autisme ?

D’après mes observations, l’enfant autiste dit : « JE PRENDS TA PLACE ».

Qui a besoin d’aide avant tout ? Ce sera la personne pour laquelle l’enfant prend cette place, et c’est toujours l’un des parents. En d’autres termes, l’un des parents est intriqué, il est en lien avec la mort. Si j’essayais d’aider l’enfant autiste, indépendamment des parents, cela conduirait à une tragédie.

Fermez les yeux et regardez un mort qui a enfin besoin de paix et, avec votre fille et votre petit-fils, tous ensemble, vous allez vers le mort et vous lui fermez les yeux. Et maintenant, tu dis à votre fille et à l’enfant : « Nous vivons ».

Peut-on changer le destin présent, passé et futur d’une personne ?

Tout destin est passé.

Un garçon avec des tatouages sur le bras

Sais-tu ce que sont les tatouages ? Moi, je le sais ! Ce sont des morts. Ferme-leur les yeux… (le garçon sanglote).

Tu as un cœur chaleureux pour eux et ils l’ont vu, et maintenant ils peuvent fermer les yeux.

Comment puis-je percevoir si une personne dans une constellation est intriquée ou possédée ?

La différence est minime. L’intrication est aussi une forme de possession. C’est-à-dire que nous sommes entraînés vers un destin qui n’est pas le nôtre, parfois celui d’une personne vivante, parfois celui d’une personne morte, et alors la mort prend possession de nous. C’est donc une différence de degré.

La question fondamentale est de savoir comment nous pouvons nous en détacher. Nous nous approchons d’eux avec amour. Une intrication est une identification à une autre personne, identification signifiant « je suis comme toi ».

Puis-je aimer une personne avec laquelle je suis intriquée, par qui suis-je possédée ? Tant que je suis intriquée ou possédée, je n’y parviens pas. Alors je prends cette personne avec laquelle je suis intriquée ou possédée et je la place devant moi, et à ce moment-là, je peux l’aimer et je peux la retirer, et c’est là que se produisent deux mouvements que l’on peut observer dans les constellations : l’un est le mouvement de rejet ou de retour qui se produit par peur, et l’autre mouvement est celui d’aller vers lui, et il se produit par amour.

Se perdre signifie : « je ne regarde pas là-bas ».

Maintenant, je regarde cette personne et je fais un petit pas, et alors les deux peuvent se réunir, mais comme deux personnes différentes. Ils peuvent se réunir avec amour et alors le mort peut dire au revoir, et nous renaissons d’entre les morts.

Quelle est la différence entre les personnes nées d’une relation de couple et celles nées par insémination artificielle ?

Toutes sont aimées de la même manière par Dieu et par nous.

Peut-on percevoir la présence des morts à travers les couleurs ?

Je n’ai aucune expérience en la matière, je ne peux donc pas répondre à cette question. Mais la couleur juste des morts est le blanc.

Être en phase avec les mouvements de l’esprit est-ce un don ou est-ce le fruit d’un travail personnel ?

Le processus personnel nous est donné, bien sûr. Mais nous devons faire un effort qui est double : avoir une intention et la suivre. Je m’abandonne et je m’implique dans un mouvement instant après instant. C’est aussi un effort.

Dans une relation de couple, peut-il y avoir des intrications de vies antérieures ?

Oui, très souvent. Et il y a aussi une intrication avec la famille du partenaire.

Comment gérer ces intrications ?

L’intrication implique que je ne peux pas être moi-même, que je dois assumer autre chose sans savoir pourquoi.

Il existe maintenant une possibilité, celle d’accepter une intrication. Par exemple, si un membre du couple assume quelque chose de l’autre famille pour aider. Si l’on accepte cela, reste-t-on intriqué ? L’acceptation de l’intrication avec l’autre famille, si elle est faite avec amour, permet de dissoudre cette intrication et en même temps, je m’inclus dans quelque chose de plus grand.

Les intrications des vies antérieures sont souvent positives. C’est pourquoi il vaut mieux vivre plein d’amour.

Comment peut-on accepter l’existence d’autres vies dans la religion catholique ?

Quelqu’un a-t-il dit qu’il y avait là une contradiction ? La Bible contient différentes indications dans ce sens. Il est normal qu’une personne antérieure apparaisse dans une personne postérieure. Élie est-il dans quelqu’un d’autre ? Où est Jésus ? Vit-il ou a-t-il vécu au Vatican ou dans la mendicité ? Mais il se peut qu’un jour il arrive au Vatican.

Il existe un mouvement de Jésus qui vient d’en bas, et j’appartiens par exemple à ce mouvement de Jésus, car je prends très au sérieux une de ses phrases, une phrase quantique. Grâce à des recherches bibliques, l’on sait que cette phrase vient directement de lui, alors que de nombreux autres textes du Nouveau Testament sont dirigés contre Jésus, car ils ne peuvent pas vraiment venir de lui, car ce sont des phrases terribles qui lui sont attribuées.

Pour moi, la phrase essentielle de Jésus est très belle et je la mets en pratique continuellement ; et il est toujours derrière moi quand je la prononce : « Soyez miséricordieux comme mon père qui est dans les cieux, qui fait briller le soleil sur les bons et les mauvais et qui fait pleuvoir sur les justes et les injustes ». Autrement dit, Jésus dépasse la différence entre le bien et le mal. Et que se passe-t-il si nous l’imaginons comme un juge qui condamne et juge ? Est-ce cela Jésus ? Quel Jésus gouverne l’Église catholique ? Lequel de ces deux ?

Que se passe-t-il lorsqu’un patient est ramené à la vie grâce à des manœuvres médicales ?

Il faut distinguer deux choses :

La première est de subir un accident et de se sentir mort, et de ressentir alors un grand bonheur. Le mort, lorsqu’il revient, ne revient pas totalement. Il reste en quelque sorte séparé de sa vie actuelle. Mais cette vie lui a été offerte à nouveau et c’est donc une réussite personnelle que d’accepter cette nouvelle vie. Et cela est relativement facile si nous acceptons de servir la vie. C’est un aspect.

L’autre aspect est : est-il permis de ramener quelqu’un à la vie ?

Cela dépend des circonstances, car ce que je t’ai dit est général, mais tu l’as réanimé, et je vois que tu l’as fait avec amour. Qu’importe ce qui lui arrive maintenant dans sa vie, perd-il quelque chose ou gagne-t-il quelque chose ? Quelles sont ses possibilités de croissance intérieure ? Y a-t-il plus ou moins de possibilités ? Il y a plus de possibilités.

Tu dois dépasser cela et regarder au-delà de ses lacunes actuelles, vers quelque chose de plus grand.

Quand tu l’as réanimé, ton travail était fait et tu dois t’en tenir là, car si tu continues à réfléchir, tu te mets à la place de DIEU.

Qu’est-ce que le corps si mon âme voit avec les yeux, crée la vie et que son destin est finalement tragique ?

Sans âme, il n’y a pas de corps.

Sans vie, il n’y a pas de corps.

Tu as identifié ton âme à ton moi.

Et maintenant, donnes ton moi à ton âme.

Perds-tu alors ton moi, ou gagnes-tu quelque chose ?

Qu’advient-il des vies qui sont gelées ou suspendues lors d’une fécondation in vitro ?

J’ai dit un jour une phrase très triviale : « Chacun est un groupe, beaucoup sont réunis dans notre corps et dans notre âme, et tous ceux qui appartiennent à notre famille sont réunis dans notre corps. Et parfois, ils se manifestent par des douleurs dans notre corps ».

Or, dans un processus tel que celui que vous décrivez, où plusieurs ovules sont fécondés, certains sont choisis et les autres doivent mourir, tous appartiennent de la même manière. Et ce n’est pas une affirmation de ma part, nous l’avons vu dans des travaux sur les constellations. Et cette situation a une portée très large, sur la mère et l’enfant.

D’un autre côté, je ne condamne pas cela, car quoi qu’il en soit, un enfant vit, même à ce prix, et c’est une situation particulière et un défi particulier pour cet enfant.

Il peut alors rejeter cela et le mettre de côté, et il devient moins. Ou il peut inclure tous les autres et alors il devient plus.

Mais avec la mère, c’est différent. Le prix est élevé, très élevé.

La question est : que fait-elle de ce prix ? Le paie-t-elle en devenant moins, par exemple en se punissant elle-même ? Ou paie-t-elle le prix en devenant plus ?

C’est-à-dire qu’elle devient plus si elle paie son propre prix en rendant service à beaucoup, en rendant service à la vie.

Dans un petit récipient, si vous versez un liquide très rapidement, il déborde, mais dans un grand récipient, vous pouvez verser, verser et verser.

Quand quelqu’un fait l’expérience de la vie après la mort, va-t-il parfois au paradis et parfois en enfer ?

Je ne vois pas d’enfer, seuls les bons voient l’enfer.

Au lieu de dire « c’est ma faute », dis « JE SUIS FORT ».

À travers l’éducation, nous voulons préparer un enfant à la vie. Nous lui montrons alors ce qui est au service de la vie et ce qui lui nuit. C’est là que nous faisons une distinction qui l’aide.

À chaque instant, nous faisons cette distinction entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Ce qui est juste se révèle par son effet.

Le bien et le mal se révèlent dans leurs effets ; celui qui n’a jamais fait quelque chose de mal peut-il faire le bien ?

Le bien et le mal sont des jugements que je porte sur moi-même et sur les autres êtres humains.

Si je dis que je suis mauvais, j’ai des sentiments de culpabilité. Est-ce que cela sert la vie ? Est-ce que cela nuit à la vie ? C’est un jugement erroné.

Il en va de même si nous condamnons quelqu’un comme étant mauvais. Que se passe-t-il pour moi et que se passe-t-il pour l’autre ?

Si je dis que je suis bon et que l’autre est mauvais, que dis-je en réalité ? « Je peux vivre et tu dois mourir ». Ou « j’ai le droit de vivre et toi de mourir ».

À travers cette différenciation, nous nous plaçons au-dessus de DIEU.

C’est pourquoi il vaut mieux s’en tenir à la parole de Jésus et tout ira bien pour nous tous.

Comment travailler avec des enfants qui se font du mal ?

Cela arrive souvent. Ce sont de bons enfants, qui sont intriqués.

Comment travailler avec un aveugle qui me demande une constellation ?

Je le ferais sans faire de différence.

Je mettrais quelqu’un à ses côtés. Pour qu’il ne fasse pas un faux pas.

Peut-être te rendra-t-il à toi la vue.

Mon peuple est un peuple malade.

Ce que tu dis n’est qu’une image intérieure, une image qui rend malade. Ces images intérieures sont dangereuses si elles sont négatives. Personne ne sait ce qui se passe réellement. Mais nous pouvons créer différentes images de la réalité et la réalité se conforme à nos images.

Quelle est la différence entre la résurrection et la réincarnation, s’il y en a une ?

Je pourrais te raconter une longue histoire sur ce qui est vrai, mais tout est faux. À qui profitent les pensées de ce genre ? Ce sont des pensées ennuyeuses.

J’ajouterai quelque chose : j’ai une sagesse de vie tout à fait simple, élémentaire. La plupart du temps, je suis heureux. Savez-vous pourquoi ? Parce que je ne veux rien savoir.

C’est ce qui apparaît en surface, mais derrière, il y a quelque chose de tout à fait différent. Je traverse la nuit obscure de l’esprit.

Qu’est-ce que cela signifie ? Je n’ai besoin de rien savoir et je ne veux rien savoir. Et si quelqu’un me dit quelque chose, je l’oublie immédiatement. Et ainsi, je reste moi-même, avec une autre force.

Cette force me montre ce que je dois faire à l’instant présent. Et je le fais, puis j’oublie.

Et le résultat final est que je peux dormir paisiblement.

Et si quelqu’un pose ces questions, auxquelles personne ne connaît vraiment la réponse, est-il dans la vie ?

Alors, Dieu merci, tout le monde n’a pas compris ce que je viens de dire.

Comment en apprendre davantage sur les enfants atteints du syndrome de Down ?

J’ai fait une croisière de 14 jours en Méditerranée et il y avait une femme avec un fils adulte atteint de ce syndrome. Il était le plus heureux de tous. Et savez-vous pourquoi ? D’une certaine manière, il se trouvait lui aussi dans une nuit obscure.

Si le destin est tracé, quelle liberté avons-nous pour changer quelque chose dans nos vies ?

Si quelqu’un veut changer sa vie, il se fait une image. Et où se trouve cette image ? Dans le futur ou dans le passé ?

Tout futur que nous imaginons est passé. Avec cette image, ce futur devient notre destin passé.

Je voudrais ajouter quelque chose de général sur ce qui s’est passé ici.

Tout ce que nous voulons atteindre, nous ne pouvons l’atteindre que grâce à une image préétablie, et ces images appartiennent toutes au passé. Autrement dit, si je me fais une image de l’avenir et que je veux y parvenir, quel est l’effet intérieur ? Nous ne faisons que tourner en rond, toujours dans le même cercle, sans avenir.

Il existe différentes voies de compréhension et la voie la plus courante, celle qui nous guide, est la compréhension de quelque chose qui est. Même si je me fais une image de ce à quoi j’aspire, cette image est quelque chose de déjà connu et toutes les compréhensions sont liées à quelque chose qui existe déjà. C’est pourquoi cette compréhension n’a pas de force et se dirige ou se conforme à des répétitions. Toute répétition est régie par quelque chose qui s’est déjà produit.

Dans ce cours, nous nous dirigeons vers une autre compréhension. Nous empruntons une autre voie de compréhension : la compréhension de quelque chose qui n’est pas encore. Je ne peux donc même pas me diriger vers l’avenir, car il n’existe pas encore.

Par exemple : quelqu’un savait-il quelle serait l’issue de la dernière constellation ? Mais tous ont été pris dans un mouvement qui a eu un effet, et chacun ne connaissait que le pas suivant, rien de plus. Et puis ils se sont mis en résonance avec un mouvement créateur. Et dans ce mouvement, tout est nouveau. Comparez ce cours avec le précédent. Ai-je répété quelque chose ? Non, tout est nouveau. Non pas parce que nous voulions quelque chose de nouveau ou que nous avions prévu un programme. Nous sommes guidés pas à pas, et c’est cela, suivre l’Esprit.

Avons-nous besoin de plus ? Avons-nous besoin du passé ? Avons-nous besoin d’images du futur ?

Et ainsi, nous avançons tous, avec une force incommensurable et avec amour.

Avec tous ces mouvements, j’ai la tête qui tourne.

Hellinger fait se lever la femme et lui demande de faire un pas en avant.

Il lui demande : quel mouvement était-ce ?

Elle répond : du corps (faire le pas).

Comment a-t-il pu bouger ?

Elle : grâce à l’âme.

Bert : y a-t-il une différence ?

Non.

Je veux savoir pourquoi on développe la maladie d’Alzheimer. Mon mari en est atteint.

C’est une question médicale, mais il y a certaines observations.

Qu’est-ce qui motive une telle question ? Si j’y réponds d’une manière ou d’une autre, cela changera-t-il quelque chose à la situation ?

Je n’ai vu personne qui comprenne un malade d’Alzheimer, mais je vois des gens qui l’aiment, et l’amour sait quel est le pas suivant à franchir.

Les tatouages représentent les morts, les piercings aussi ?

Sophie et moi avons remarqué que les tatouages représentent un membre de la famille. C’est quelque chose de beau. Avec un tatouage, quelqu’un inclut un mort. Si on le comprend, cela a un effet positif. Le tatouage est alors une porte d’entrée qui permet à celui qui est exclu d’avoir une place dans l’âme du tatoué. Selon moi, il n’est pas nécessaire d’effacer ces tatouages. Ils rappellent simplement : « Maintenant, je suis complet ».

C’est une partie de la réponse, je préfère ne pas répondre à l’autre.

Quelles sont les intrications pour l’épilepsie ?

B : Pensez-vous à quelqu’un en particulier ?

R : Oui, à ma fille de 24 ans.

B : Depuis quand est-elle épileptique ?

R : Depuis deux mois.

Je ne peux pas en parler ici, je ne pourrais le dire qu’à elle. Si elle me le demandait, peut-être trouverions-nous une solution.

L’épilepsie n’est pas un problème, Sophie et moi avons pu aider beaucoup de gens, surtout beaucoup d’enfants épileptiques. Mais je ne peux pas en parler maintenant, car je dois la protéger.

Dans la Bible, il est dit que le péché contre l’Esprit est le seul qui ne peut être pardonné.

H : Ah bon ?

La Bible est un livre tendancieux. Elle l’est à bien des égards et de nombreux passages n’ont rien à voir avec Jésus ni avec Dieu.

Celui qui a écrit cela était-il un homme bon ou un homme mauvais ?

Quand Jésus guérissait les malades, il leur disait : « Maintenant, va et ne dis à personne ce qui t’est arrivé. » Qu’est-ce que cela signifiait ?

Je dis la même chose ici. Celui qui en parle interrompt la connexion avec les forces qui soutiennent. Quand on n’en parle pas, le mouvement reste dans l’âme et surtout, l’autre est reconnaissant.

Y a-t-il une tendance à la répartition des troubles dans la famille ? J’ai un frère schizophrène et je souffre de dépression et j’ai l’impression que s’il n’en souffrait pas, ce serait moi.

Exactement. C’est comme ça.

Tes yeux sont maintenant plus transparents qu’avant et je vais en rester là. Reste lucide, avec amour.

Peu à peu, grâce aux exercices, une douleur chronique dans la poitrine s’est atténuée, mais elle revient de manière cyclique, après un certain temps.

Oui. Si l’on attend quelque chose, cela arrive.

Je vais l’expliquer dans un autre contexte. Si quelqu’un affirme vouloir retrouver la santé, que se passe-t-il ? Il reste malade. Tant qu’il voudra guérir, il restera malade et ce sera ainsi.

Parce que la douleur veut partir, laisse-la partir !

Que pourrait-il m’arriver si j’interviens entre deux personnes ?

Eh bien, c’est à toi de voir.

Il y a quelque temps, quelqu’un a crié fort et beaucoup de gens se sont approchés pour la réconforter. Qu’est-il arrivé à ceux qui l’ont fait ?
Étaient-ils grands ou petits ? Forts ou faibles ?

Et qu’est-il arrivé à l’autre personne, a-t-elle pu rester grande ou est-elle devenue petite ?

J’interdis à mon fils de se faire tatouer, mais vous avez dit que c’était la porte d’entrée pour les exclus.

Vous avez bien fait. Plus tard, il vous en sera reconnaissant.

Ce que je vois, c’est qu’en tant que mère, vous avez beaucoup de force.

Les personnes qui meurent dans des catastrophes naturelles sont-elles intriquées dans quelque chose avec le peuple ?

Maintenant, je l’imagine, comme un tremblement de terre, un ouragan ou une inondation. Beaucoup d’êtres humains y meurent.

Si quelqu’un en a tué un autre, je me demande alors comment il était intriqué, est-ce que je le respecte ? Est-ce que je le rabaisse avec ces réflexions ? Est-ce que je le prends au sérieux ?

Il en va de même pour ces catastrophes. Si je me demande s’ils sont intriqués, est-ce que je les regarde quand je me pose cette question ? Est-ce que je ressens la même chose qu’eux ?

Avec ce genre de questions, nous érigeons une barrière entre notre cœur et celui des autres.

Ces catastrophes nous montrent à quel point le fil par lequel pend notre vie est fragile. Avec ce genre de questions, nous ne respectons pas la grandeur du destin.

Nous imaginons que notre vie est suspendue à un fil qui, selon nous, peut se rompre à tout moment. Qui d’autre est suspendu à ce fil ? Dieu est suspendu à ce fil, et c’est grâce à lui qu’il peut se maintenir.

On m’a retiré la thyroïde à cause de nodules très calcifiés ; ai-je libéré mes descendants avec cela ? Que faire de ce qui manque à mon corps ?

Avez-vous observé son visage quand il en parlait ? À la fin, il a souri.

Comment est-il possible que la guérison touche quelqu’un qui ne participe pas à la constellation ?

Dans quelque chose d’aussi intense que ce que nous vivons ici, des forces de guérison sont à l’œuvre bien au-delà de ce qui se passe ici ; et si nous sommes présents, le cœur ouvert, l’énergie de guérison de l’Esprit nous atteint également. Même si, en apparence, nous sommes simplement là.

L’épilepsie

Dieu nous en préserve, je n’interviens pas auprès des médecins.

Mais si quelqu’un vient ici avec un enfant épileptique, je lui montre l’autre dimension.

Je travaille avec un groupe d’indigènes. Quels seraient les mouvements de constellations collectives qui pourraient le plus éveiller leur conscience collective ?

Je vais l’expliquer dans un contexte plus large.

Vers quoi ces groupes se tournent-ils ?

Regardent-ils vers l’avenir ou vers le passé ?

Ils regardent vers le passé.

J’ai travaillé avec une tribu indigène au Canada.

Nous étions d’abord en Floride, à Santa Barbara. Je suis arrivé à un endroit où une cérémonie allait avoir lieu et où se trouvaient des représentants de ces tribus. Sur un tableau noir étaient écrits les mots clés de leur tradition : courage, amour, union.

Tout cela était très beau.

J’ai alors demandé au groupe de regarder ces mots et de prêter attention aux sentiments qui surgissaient autour d’eux.

J’ai fait une constellation avec cinq représentants et tous voulaient se retourner. Je leur ai dit de se retourner et de regarder derrière eux. Ils étaient tous déprimés.

Ils avaient des terres qui leur appartenaient, c’était une réserve qui leur était réservée, et on avait découvert des ressources minérales sur ces terres. Ils risquaient de se les faire prendre, et ils m’ont demandé, à moi et à mon compagnon, de signer une lettre de soutien pour qu’ils puissent garder leurs terres. La plupart des hommes étaient alcooliques, ils n’avaient rien à faire. Ils venaient d’une tradition de guerriers et de chasseurs. Je leur ai alors donné une phrase qui les a frappés : « Au lieu d’être des guerriers, vous devez devenir des travailleurs ».

C’est là que réside l’avenir.

C’est la différence entre avoir mauvaise conscience et ne pas avoir suffisamment honoré sa mère.

Je vais laisser de côté la mauvaise conscience, cela complique les choses.

Celui qui n’honore pas sa mère est perdant. Il existe des relations très étranges. Je l’ai observé chez des femmes atteintes d’un cancer, qui préfèrent mourir plutôt que de s’incliner devant leur mère.

Puis-je travailler avec mon frère cadet qui est alcoolique et avec ma nièce, sa fille, qui dit vouloir voyager à travers le monde vêtue de noir ?

Dites à votre frère : « Je bois avec toi ».

Et à votre nièce : « Moi aussi, je vais mourir ».

Sentez-vous l’effet ?

A-t-il un effet curatif ou contraire ?

Chaque fois que nous pensons devoir aider quelqu’un, nous aggravons les choses.

Mais si nous parvenons à dire à quelqu’un : « Moi aussi », l’amour a sa place et qui sait ce qui peut alors se passer ?

Un médecin : en médecine, en tant que science, il est de bonne coutume de démontrer chaque traitement, chaque action qui est effectuée. Ainsi, lorsque vous avez parlé avec respect du groupe médical, si nous réunissons ce groupe dans le cadre de notre formation, nous devons vérifier l’évolution du patient qui a été traité.

Oui, c’est la manière scientifique de procéder et le succès de la médecine repose sur ces observations, nous devons le reconnaître.

Mais alors, qui tient les rênes ? Le patient ? Non, le médecin. Grâce à ses observations, il sait exactement comment procéder.

Et la science signifie ici aussi qu’il peut répéter ce qu’il fait. Un chirurgien ne peut pas s’écarter de ce qu’il a appris et faire quelque chose de différent.

Et ils ont également appris de leurs erreurs, lorsqu’au lieu de guérir, ils ont conduit le malade à la mort.

Bien sûr, je reconnais que c’est vrai et juste.

Ma question est la suivante : dans quelle mesure le système du patient est-il respecté ?

En réalité, il s’agit ici de la question du contrôle des résultats positifs.

Je procède moi aussi à un certain contrôle des résultats. Par exemple, je dis ce qui est dangereux, par exemple qu’une intention est dangereuse. C’est pourquoi je me trouve également dans le domaine de l’apprentissage par l’erreur. La différence réside dans le fait qu’ici, je ne peux rien répéter. Autrement dit, je dois me reharmoniser avec chaque problème. Et alors, je sais quelle est le prochain pas. Dans ce contexte, il faut un autre type de connaissances, différentes de celles du scientifique.

Mais un bon médecin doit aussi essayer de nouvelles choses, pas toujours les mêmes. En ce sens, il n’y a pas de grandes différences.

Dans un autre sens, ce que je fais est aussi une science, une science des relations humaines. Et cette science a reconnu qu’il existe certaines règles à respecter pour que les relations fonctionnent et soient couronnées de succès. Et parfois, j’aimerais que ceux qui accompagnent les familles apprennent cela avec le même dévouement que les médecins. C’est-à-dire qu’ils l’apprennent avec dévouement, qu’ils l’appliquent et qu’ils sachent ce que tout cela signifie. En ce sens, je suis d’accord avec vous.

Mais il y a autre chose. Je m’accorde beaucoup de temps, car c’est très important pour moi. Souvent, des personnes viennent me voir pour me demander de documenter les succès obtenus. Elles me le recommandent, mais je ne le fais pas, c’est en cela que je diffère d’un médecin.

Pourquoi ne le fais-je pas ? Au moment où je veux connaître le succès de mon travail, qui est-ce que je regarde ? Je me regarde moi-même. Et si, par exemple, je demande à un client de me dire ce qui l’a aidé, est-ce que cela lui est bénéfique ou non ? En lui posant cette question, va-t-il rester dans cette attitude de gratitude ? Et va-t-il me dire la vérité ?

C’est pourquoi je renonce à contrôler les succès.

Le succès que je vois, c’est le sourire sur le visage après une constellation, et cela me suffit. Ainsi, la personne constellée est immédiatement libérée de moi. Elle n’a pas à imaginer ce que je pense.

Certaines personnes souhaitent que je m’inquiète pour elles. Le médecin doit s’inquiéter. Je n’ai pas besoin de le faire. Je reste libre et le client reste libre.

Bien sûr, ta place n’est pas facile, mais tu peux secrètement faire quelque chose de ce que je t’ai dit.

Je ne sais pas si je peux vous dire un secret. C’est peut-être dangereux, mais d’un autre côté, c’est aussi drôle. J’ai reçu une lettre de cinq pages disant que quelqu’un allait très mal. J’ai commencé à lire la première phrase et j’ai jeté la lettre. Je me sens très bien avec ça et si le client ne reçoit pas de réponse, il se sentira bien aussi.

Mais il y a évidemment des lettres auxquelles je réponds. Je sais immédiatement si c’est quelque chose de grave et si l’on m’appelle pour que je fasse un commentaire, je le fais, car en psychothérapie, 90 % est un jeu, un jeu sans sérieux et sans le courage de regarder la mort en face. Ce n’est que face à la mort que les jeux prennent fin ! Mais pas toujours.

Un médecin et psychothérapeute, ami de longue date, avait un cancer et m’a appelé pour me dire : « Quand j’avais 6 ans, quelque chose s’est passé dans ma famille, peux-tu m’aider à mettre de l’ordre dans tout ça ? » Je lui ai répondu : « Mais tu es en train de mourir ! » Qu’est-ce que cela signifie ?

Je lui ai dit : Regarde la mort dans les yeux.

Il s’est fâché et m’a raccroché au nez.

Six semaines plus tard, il est décédé et j’ai parlé sur sa tombe. Mon amitié a perduré même s’il était en colère contre moi.

Comment puis-je communiquer avec ma mère ?

Bert : qui m’a parlé ? Un enfant… Cette enfant a-t-elle une question ?

Il n’y a pas de question.

À qui s’adressait-elle ? À moi ?

Quand c’est trop long, ce n’est pas une question, et je n’ai donc pas besoin de répondre.

Que se passe-t-il quand c’est la mère qui donne sa vie pour ses enfants ?

Vous avez vu comment elle s’est adressée à moi et m’a regardé dans les yeux ? C’était une question longue et sérieuse.

Je vais dire quelque chose de général sur les mères.

Toutes les mères sont au service de la vie et mettent leur propre vie en danger, et cela fait partie de la grandeur des mères.

Elles sont prêtes à regarder la mort dans les yeux pour donner naissance à un enfant.

Ici, la vie et la mort sont étroitement liées et presque aucun enfant ne peut regarder cela en face.

En d’autres termes, la mère a risqué sa vie pour lui donner la vie. Certains commentent l’accouchement et disent à quel point c’était difficile, mais ils ne regardent qu’eux-mêmes et je leur dis : « Regarde ta mère, regarde ce qu’elle a enduré ». Alors, cela les fait réfléchir.

Existe-t-il un don, un charisme inné pour être thérapeute, ou tout le monde peut-il le devenir ?

Oui, il y en a un. Tout le monde le possède.

Je le crois sincèrement.

Qui guérit le mieux, une mère ou un thérapeute ? Une mère.

Cela prouve que toutes les femmes ont des pouvoirs de guérison, et si elles sont connectées à leur enfant, personne ne peut faire mieux qu’elles.

Une anecdote. Une recherche a été menée sur des rats afin de tester de nouveaux médicaments. On a infecté les rats avec des virus et des bactéries, puis on leur a administré les médicaments.

On cherchait à savoir quel médicament était le plus efficace.

On a remarqué qu’il y avait un rat en très bonne santé, avec un pelage brillant. Ils ont été surpris par cet exemplaire et ont commencé à l’observer. Ils ont découvert que l’un des soigneurs s’était attaché à ce rat et que chaque nuit, il le sortait de sa cage pour le caresser.

Ce soigneur avait des dons de guérison, comme tout être humain.